Retrouvez Vegastar dans le livre " Rock Stories" de Pascal Pacaly
Il s'agit d'un double recueil de nouvelles biographiques romancées sur des groupes de rock français, l'histoire des figures rock les plus marquantes de la scène actuelle...
Plus de 25 groupes livrent leurs secrets...
Tous ont longuement été interviewés !
Parcours de leur adolescence à aujourd'hui...
Des nouvelles backstage au ton résolument original...
Extrait de Vegastar :
"La musique, ça a toujours été mon truc. Bon sang, j'sais pas si vous vous souvenez, mais le début des années 90, c'était deux trucs énormes : Nirvana et Guns N' Roses. J'aimais bien les deux groupes mais c'est vrai que j'avais d'abord découvert les Guns. Et puis, en plus les Guns étaient...comment dire... un peu plus décadent encore...et ça me laissait rêveur ! Sérieux, les Guns m'ont toujours fait rêver. Leurs clips, l'image qu'ils renvoyaient, tout m'accrochait en eux. C'est de là que j'ai eu envie de faire partie d'un groupe. D'ailleurs, le tout premier concert que j'ai jamais vu était celui qu'ils donnèrent à L'hippodrome de Vincennes en 91. Vous vous rendez compte, j'avais treize ans et j'allais voir mon groupe préféré ! Et pour ne rien gâcher, je devais y aller avec mon meilleur ami ainsi que des amis à mon grand frère. Des amis hardos. Hard-rockeurs quoi.
La classe non ?
La classe ouais, ça aurait pu l'être si mon père de mon pote ne c'était pas mis en tête d'écouter ce que faisaient les Guns. Et comme tout bon parent qui se respecte, il trouva cela un peu trop violent pour les jeunes hommes qu'on était. C'est pour cela qu'il s'acheta lui aussi un billet. Du coup mon frère pouvait y aller tranquille avec ses hardos, tandis que nous, nous n'avions d'autre choix que d'y nous rendre avec lui ! Enfin, j'avais quand même réussi à voir les Guns et à en prendre plein les yeux.
Ma motivation à jouer dans un groupe n'en était que décuplée !
Ce qu'il y a de bien à Paris, c'est que dans le milieu du rock, tout le monde se connaît à peu près. J'avais pas mal de potes dans la musique, dont certains qui ont monté ce collectif de groupes de rock, la Team Nowhere. Comme rapidement on avait tous sympathisé avec les groupes du collectif, on s'est vite dit que ça serait assez cool que Noisyfate rejoigne les autres.
Néanmoins, pas mal d'eau avait coulé sous les ponts depuis nos débuts en 95. Sept années avaient passé et même si la route s'était quelque peu dégagée, un fait qui venait de se produire allait changer le cours des choses. Et de notre existence. Voilà, en gros, notre guitariste nous quittait, et nous, sans lui, nous ne nous sentions plus de continuer. Noisyfate, c'était avant tout une histoire de potes, et en perdre un, c'était rompre cet équilibre qui faisait notre force. C'est pourquoi on a décidé d'arrêter.
Jocelyn, Aurélien et Fabien étaient amis depuis pas mal de temps. Ensemble, ils avaient joué dans ce groupe, Human Beat Box. Puis l'affaire s'était terminée. La vie d'un groupe, c'est surtout aléatoire, c'est pour cela que pour ceux qui décrochent la timbale, vous pouvez être sûr que ça c'est pas fait en claquant des doigts. Jocelyn, je lui avais dis que le mieux, pour que ça fonctionne, c'était de venir sur Paris. Ce qu'il a fait. Comme on était resté en contact, on s'est vite retrouvé pour des sorties en boîtes et tout ce que vous pouvez imaginer. Fabien était à la guitare et Aurélien à la basse. Les répétitions de Vegastar se faisaient maintenant sur Paris, obligeant alors Fabien et Aurélien à monter sur la capitale chaque week-end. Ah oui, je ne vous l'avais pas dis mais leur groupe avait aussi un chanteur. Le truc, c'est qu'il s'est vite avéré qu'entre le groupe et le chanteur, ça ne pouvait plus avancer. C'est alors qu'ils m'ont proposé de le remplacer.
Vu que j'étais libre après l'arrêt de Noisyfate, accepter de relever le challenge s'avérait pour moi une formidable et nouvelle aventure à ne pas louper !
Et c'est là qu'intervient Chanez, qui était l'amie de Jey. Elle faisait partie d'une association qui s'appelait Pyscho Bitch. Cette association organisait une soirée un peu branché goth et nous avait invité pour nous y produire. Je ne sais pas où elle avait entendu parler de nous, mais le fait est que mon premier concert en tant que chanteur de Vegastar fut lors de cette soirée parisienne goth, en novembre 2002. C'était un peu étrange d'ailleurs, parce que personne ne nous connaissait et nous ne connaissions personne. Jey et Vince créchaient à Besançon et ils avaient monté un groupe qui s'appelait Brent... Toutefois, il faut savoir que Brent n'était pas le seul groupe de Jey et Vince. En effet, une sorte de groupe parallèle avait vu le jour...il s'agissait du fameux Module. Module...comment vous dire, Module, c'était tout un concept, un concept assez surprenant puisque le groupe faisait tous leurs concerts habillés en costard et maquillés en zombies! Je me souviens encore des propos que nous avions échangés lors de notre première rencontre, Jey et moi.
Il s'agit d'un double recueil de nouvelles biographiques romancées sur des groupes de rock français, l'histoire des figures rock les plus marquantes de la scène actuelle...
Plus de 25 groupes livrent leurs secrets...
Tous ont longuement été interviewés !
Parcours de leur adolescence à aujourd'hui...
Des nouvelles backstage au ton résolument original...
Extrait de Vegastar :
"La musique, ça a toujours été mon truc. Bon sang, j'sais pas si vous vous souvenez, mais le début des années 90, c'était deux trucs énormes : Nirvana et Guns N' Roses. J'aimais bien les deux groupes mais c'est vrai que j'avais d'abord découvert les Guns. Et puis, en plus les Guns étaient...comment dire... un peu plus décadent encore...et ça me laissait rêveur ! Sérieux, les Guns m'ont toujours fait rêver. Leurs clips, l'image qu'ils renvoyaient, tout m'accrochait en eux. C'est de là que j'ai eu envie de faire partie d'un groupe. D'ailleurs, le tout premier concert que j'ai jamais vu était celui qu'ils donnèrent à L'hippodrome de Vincennes en 91. Vous vous rendez compte, j'avais treize ans et j'allais voir mon groupe préféré ! Et pour ne rien gâcher, je devais y aller avec mon meilleur ami ainsi que des amis à mon grand frère. Des amis hardos. Hard-rockeurs quoi.
La classe non ?
La classe ouais, ça aurait pu l'être si mon père de mon pote ne c'était pas mis en tête d'écouter ce que faisaient les Guns. Et comme tout bon parent qui se respecte, il trouva cela un peu trop violent pour les jeunes hommes qu'on était. C'est pour cela qu'il s'acheta lui aussi un billet. Du coup mon frère pouvait y aller tranquille avec ses hardos, tandis que nous, nous n'avions d'autre choix que d'y nous rendre avec lui ! Enfin, j'avais quand même réussi à voir les Guns et à en prendre plein les yeux.
Ma motivation à jouer dans un groupe n'en était que décuplée !
Ce qu'il y a de bien à Paris, c'est que dans le milieu du rock, tout le monde se connaît à peu près. J'avais pas mal de potes dans la musique, dont certains qui ont monté ce collectif de groupes de rock, la Team Nowhere. Comme rapidement on avait tous sympathisé avec les groupes du collectif, on s'est vite dit que ça serait assez cool que Noisyfate rejoigne les autres.
Néanmoins, pas mal d'eau avait coulé sous les ponts depuis nos débuts en 95. Sept années avaient passé et même si la route s'était quelque peu dégagée, un fait qui venait de se produire allait changer le cours des choses. Et de notre existence. Voilà, en gros, notre guitariste nous quittait, et nous, sans lui, nous ne nous sentions plus de continuer. Noisyfate, c'était avant tout une histoire de potes, et en perdre un, c'était rompre cet équilibre qui faisait notre force. C'est pourquoi on a décidé d'arrêter.
Jocelyn, Aurélien et Fabien étaient amis depuis pas mal de temps. Ensemble, ils avaient joué dans ce groupe, Human Beat Box. Puis l'affaire s'était terminée. La vie d'un groupe, c'est surtout aléatoire, c'est pour cela que pour ceux qui décrochent la timbale, vous pouvez être sûr que ça c'est pas fait en claquant des doigts. Jocelyn, je lui avais dis que le mieux, pour que ça fonctionne, c'était de venir sur Paris. Ce qu'il a fait. Comme on était resté en contact, on s'est vite retrouvé pour des sorties en boîtes et tout ce que vous pouvez imaginer. Fabien était à la guitare et Aurélien à la basse. Les répétitions de Vegastar se faisaient maintenant sur Paris, obligeant alors Fabien et Aurélien à monter sur la capitale chaque week-end. Ah oui, je ne vous l'avais pas dis mais leur groupe avait aussi un chanteur. Le truc, c'est qu'il s'est vite avéré qu'entre le groupe et le chanteur, ça ne pouvait plus avancer. C'est alors qu'ils m'ont proposé de le remplacer.
Vu que j'étais libre après l'arrêt de Noisyfate, accepter de relever le challenge s'avérait pour moi une formidable et nouvelle aventure à ne pas louper !
Et c'est là qu'intervient Chanez, qui était l'amie de Jey. Elle faisait partie d'une association qui s'appelait Pyscho Bitch. Cette association organisait une soirée un peu branché goth et nous avait invité pour nous y produire. Je ne sais pas où elle avait entendu parler de nous, mais le fait est que mon premier concert en tant que chanteur de Vegastar fut lors de cette soirée parisienne goth, en novembre 2002. C'était un peu étrange d'ailleurs, parce que personne ne nous connaissait et nous ne connaissions personne. Jey et Vince créchaient à Besançon et ils avaient monté un groupe qui s'appelait Brent... Toutefois, il faut savoir que Brent n'était pas le seul groupe de Jey et Vince. En effet, une sorte de groupe parallèle avait vu le jour...il s'agissait du fameux Module. Module...comment vous dire, Module, c'était tout un concept, un concept assez surprenant puisque le groupe faisait tous leurs concerts habillés en costard et maquillés en zombies! Je me souviens encore des propos que nous avions échangés lors de notre première rencontre, Jey et moi.
Plus d'infos : myspace de Pascal Pacaly


